QUINO

Nom : Lavado - Prénom : Joaquín Salvador - Pseudo : Quino
Naissance : le 17/07/1932 (ARGENTINE) - Décès : le 30 septembre 2020 à 17:30

Quino, de son vrai nom Joaquín Salvador Lavado, est un scénariste et dessinateur d'historieta. Il est né le 17 juillet 1932 (bien que les registres officiels indiquent le 17 août) à Mendoza en Argentine. Fils d'immigrants espagnols (andalous), on l'appelle Quino dès sa naissance à cause de son oncle Joaquín Tejón, peintre et dessinateur publicitaire qui lui fait découvrir sa vocation vers l'âge de trois ans. Il est surtout connu pour être l'auteur de la série de bandes dessinées Mafalda, publiée à l'américaine en bandes de deux ou trois cases (ou "strips"). De nombreux journaux latino-américains ont publié et publient encore quotidiennement cette série dans leurs colonnes. 

L'origine de "Mafalda" se situe dans une commande faite en 1963 par la marque d'électroménager "Mansfield" qui demanda à Quino des dessins publicitaires mettant en scène une famille (le père, la mère et une petite fille dont le nom devait commencer par les lettres MA). La commande publicitaire fut finalement abandonnée par le client, mais Quino ne se résolut pas à oublier les personnages qu'il avait créés à cette occasion. De plus, l'hebdomadaire argentin "Primera Plana" lui commanda en 1964 une série "satirique et innovante". 

Quino décida par conséquent de réutiliser le personnage de Mafalda dans cette nouvelle série. Mafalda est une petite fille d'âge indéterminé, qui déteste la soupe, et qui jette sur le monde un regard que l'on pourra juger pessimiste ou simplement réaliste. Elle se sent très concernée par les problèmes politiques, économiques et sociaux, et juge sévèrement le monde des adultes. Son entourage s'est peuplé petit à petit de camarades de son âge (Manolito, Miguelito, Susanita, Libertad...), puis de son petit frère Guille

À travers la série "Mafalda", c'est Quino qui exprime ses idées sur son époque, et si certaines allusions à l'actualité argentine de l'époque peuvent rendre un peu obscures quelques rares histoires, la grande majorité des bandes reste parfaitement compréhensible par le lecteur contemporain. Quino a cessé de dessiner Mafalda au milieu des années 70, et se consacre à son œuvre de dessinateur d'humour, moins connue que "Mafalda" malgré plusieurs recueils publiés dans de nombreux pays. 

Son trait élégant et efficace lui donne un style immédiatement reconnaissable. Il lui arrive aussi de mettre encore Mafalda à contribution pour des dessins destinés à des organismes ou des associations lui tenant particulièrement à cœur (Amnesty International, campagnes d'alphabétisation...). Quino est reconnu, depuis longtemps, comme un des plus grands dessinateurs d'humour d'Amérique Latine, et il a reçu de nombreux prix et récompenses dans son pays et dans tout le monde hispanique.

RÉCIT DE Wikipédia :

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Mafalda)


L'Argentine dit "adiós" à Quino, le père de Mafalda - Publié le 01/10/2020 - 12:20

Ce grand nom de la bande dessinée argentine avait créé, entre autres, le personnage de cette enfant espiègle. Il s'est éteint le 30 septembre, à l'âge de 88 ans. Le quotidien Clarín lui rend un vibrant hommage. 

Le quotidien Clarín :


BD : mort du dessinateur Quino, créateur de Mafalda

Mercredi 30 septembre 2020 à 17:30 - Par Thibaut Lehut, France Bleu

Joaquín Salvador Lavado - dit "Quino" - est mort, a annoncé son éditeur ce mercredi. Le dessinateur argentin, âgé de 88 ans, avait créé la célèbre héroïne de bande dessinée Mafalda.

Le père de Mafalda est mort, a annoncé son éditeur ce mercredi. Le dessinateur "Quino" s'est en effet éteint à 88 ans. Parfois surnommé le "Sempé argentin" en référence à l'auteur français du Petit Nicolas, il avait notamment créé Mafalda, petite fille espiègle devenue l'une des plus célèbres héroïnes de comic strip au monde. 

Cette dernière (publiée pour la première fois en 1964), deux points pour les yeux et une petite boule en guise de nez, est la fille d'une femme au foyer et d'un agent d'assurances argentins totalement dépassés par sa maturité. Ses demandes d'explication sur la condition féminine, la dictature, la surpopulation, la guerre atomique ou encore Fidel Castro sont l'expression d'une indignation constante contre le monde des années 60. 


Mafalda orpheline : le dessinateur de BD argentin Quino est mort

30/09/2020 (MIS À JOUR À 19:04) - Par Pauline Petit et Nithya Paquiry 

Il était l'homme d'un seul personnage ou presque, mais quel personnage ! Quino, le créateur de Mafalda, petite fille curieuse traversée de diverses interrogations, est mort ce 30 septembre. 

(https://www.franceculture.fr/theme/bande-dessinee/mafalda-orpheline-le-dessinateur-de-bd-argentin-quino-est-mort)



Cela faisait précisément 50 ans, le 29 septembre 2014, que Mafalda promenait son regard acéré sur une planète, la nôtre, qui ne tourne pas toujours très rond. Enfantée par le dessinateur argentin Quino, décédé six ans plus tard presque jour pour jour, le 30 septembre 2020, cette petite fille a accédé à une renommée universelle, mais dans son pays, elle fait toujours l'objet d'un véritable culte. Peintre argentine, réfugiée en France aux temps de la dictature, Maria Amaral a grandi avec Mafalda. A l'occasion de cet anniversaire, elle racontait ce long et toujours actuel compagnonnage. 

Mafalda fêtait ses cinquante ans le 29 septembre 2014, promenant toujours à travers le monde sa petite silhouette ronde et son regard d'enfant. Apparue sous le crayon de Quino dans la presse de Buenos Aires le 29 septembre 1964, elle a accompagné des générations d'Argentins, et d'humains bien au delà du continent latino américain. Subversive mais anticommuniste, elle additionne les paradoxes, ce qui permet à chacun (e) de se l'approprier. Célébrée partout, elle a même reçu, en compagnie de son "papa", le dessinateur Quino, la légion d'honneur à Paris (sans doute aussi parce qu'elle roule toujours dans la 2CV familiale), lors du salon du livre 2014, en présence de Jean Marc Ayrault, encore Premier ministre en France et de la présidente argentine. Du reste, lorsqu'on entend aujourd'hui Cristina Kirchner lancer à l'Assemblée générale des Nations unies que les fonds vautour sont des terroristes, à peine moins que ceux pourchassés au Moyen Orient par les Américains et leurs alliés, on se prend à penser que Mafalda n'est pas très loin.

Maria Amaral est aujourd'hui une peintre franco-argentine reconnue en France et ailleurs. Elle a grandi avec Mafalda et comme cette petite héroïne qu'elle vénère, et à laquelle elle ressemble, elle a accompagné les chaos du monde, par son art et par sa vie. Héritière de l'expressionnisme sud-américain, ses premières oeuvres racontaient la tragédie de son pays et de son continent, alors malmenés par des dictatures. Militante, elle a mis son savoir faire de dessinatrice à la confection de faux papiers, sous l'égide de l'organisation Solidarité créée par Henri Curiel, destinés à des combattants (es) persécuté-e-s en Argentine sous Videla, au Chili sous Pinochet, ou encore dans l'Afrique du Sud au temps de l'apartheid. Réfugiée en France avec sa famille, elle fut condamnée à Paris pour cette activité humanitaire et politique mais illégale en 1980, et passa quelques mois en prison avant d'être amnistiée avec l'arrivée du socialiste François Mitterrand à la présidence française.

Elle nous raconte sa vie avec Mafalda.

La vie à hauteur d'enfant, Mafalda vue par Maria Amaral

propos recueillis par Sylvie Braibant

Le premier souvenir :

Maria Amaral : 

J'avais 14 ans quand j'ai lu la première planche de Mafalda. C'est mon père qui achetait Primera plana, premier plan, une revue hebdomadaire, un magazine comme le Nouvel observateur. Il y avait une petite bande dessinée à la fin, et c'est comme ça que j'ai commencé à la lire. J'ai quitté l'Argentine à la fin de l'année 1966 et je me suis aperçue que je pensais avoir eu dix ans de Mafalda en Argentine, et en fait, je n'en ai eu que deux... Mes autres années avec Mafalda je les ai passées en Espagne et c'est pour cela que finalement j'ai tout lu... Je les ai intégrées en moi comme si je les avais vécues en Argentine, comme si je poursuivais mon enfance là bas, avec elle. Je me suis accaparée Mafalda, elle était toujours au fond de moi, je me demande presque toujours ce qu'elle dirait dans une situation ou une autre. Elle nous donne à voir la vie du bas vers le haut et pas l'inverse. 

Ce qui me frappait c'est que Mafalda ne savait ni lire ni écrire et pourtant elle prenait conscience que le monde était malade. Elle avait mis la mappemonde dans un petit lit et tous les jours elle écoutait les informations pour savoir comment allait le malade, elle lui prenait sa température et elle avait mal à la vie à cause de la guerre du Vietnam, par exemple, à l'époque. On pourrait dire que malheureusement la maladie s'est développée...  

(...) - Pour lire la suite, un clic sur le lien ci-dessous :


Mafalda, à quoi joues-tu ? - par Quino

Je n'arrive vraiment pas à comprendre... - par Quino

Mafalda, pauvre maman... - par Quino

Mafalda, porte à porte - par Quino



Sites sur Mafalda :

À propos de l'auteur - Biographie de Quino

Joaquin Salvador Lavado Tejon, dit Quino, est né en Argentine, le 17 juillet 1932 de parents andalous. Il commence à étudier le dessin aux Beaux-Arts dès 1945, qu'il quitte en 1948 pour se consacrer au dessin d'humour. Il collabore avec plusieurs journaux et, en 1963, son premier recueil de dessins, Mundo Quino, voit le jour. En 1964, il donne naissance à Mafalda, personnage qui fera de lui un dessinateur mondialement connu et reconnu. 

Abandonnant la gamine dix ans après sa création, il se consacre depuis 1973 à l'élaboration d'une œuvre riche et poétique, sans héros récurrent, aussi personnelle qu'universelle. Quino reçoit en 1998 de la municipalité de Buenos Aires le titre prestigieux de "Maître ès Arts" et a reçu en 2012 les insignes d'Officier des Arts et des Lettres et en 2014 ceux d'Officier de la légion d'honneur des mains du ministre français de la culture.

Ces récompenses couronnent le travail d'un auteur aussi humble que modeste, l'un des plus influents de la seconde moitié du siècle. 


Le Monde de L'Écriture - Forum d'entraide littéraire

Les personnages : 

  1. Felipe c'est le petit rêveur, constamment à rêvasser et à se pendre pour le Llanero solitario (le ranger solitaire ?). Il est très drôle et attendrissant
  2. Manolito, le fils de l'épicier, totalement obsédé par l'idée de faire de l'argent et un peu brute sur les bords.
  3. Susanita, qui veut des hijiiiiitos (des petits enfants), c'est la peste un peu commère dont le but dans la vie est d'être femme au foyer et d'avoir un mari riche.
  4. Mafalda, l'héroïne, qui se pose toujours des questions existentiello-naïves sur le monde et fait des remarques enfantines très drôles sur l'être humain ou sur l'actualité de l'époque (qui souvent sont encore justes pour l'actualité actuelle, haha)
  5. Libertad (en français liberté), qui m'a moins marquée, à part pour le gag qu'elle s'appelle Liberté et qu'elle est toute petite.
  6. Guille, le petit frère de Mafalda qui fait plein de bêtises.
  7. Miguelito et ses questionnements existentiels parfois absurdes.